Pour en savoir plus, Débat 2

Elodie LE DREAN (responsable de la filière vin – Sud de France Export) explique le rôle de Sud de France Export par le soutien aux entreprises au niveau de l’information, du conseil, de la prospection, de la communication et de la promotion. Des points d’appui sont apportés par les maisons réparties dans le monde.

L’organisation de salons est aussi au cœur de l’action de Sud de France. En exemple la Foire Internationale d’Affaires (FIA) qui permet aux producteurs de rencontrer les importateurs.

Elodie LE DREAN  attire l’attention sur le fait que aller vers l’exportation est une démarche stratégique qui nécessite de « s’armer et  d’avoir les reins solides ». Le retour sur investissement peut prendre 2 à 3 ans.

On trouve sur le site web de Sud de France des études de marché très intéressantes.

Olivier MONTAGNE (Crédit Agricole du Languedoc) et Stéphanie BOUTY (Chargée d’affaires International au Crédit Agricole du Languedoc) décrivent le rôle important du CA dans l’accompagnement des producteurs se lançant dans l’exportation : outils de sécurisation, facilitation de paiement  (virement bancaire), utilisation de garanties (stand by, crédit documentaire..). L’export est souvent une opération hasardeuse (attention aux délais de paiement !). La banque peut avancer les fonds, si l’entreprise a réellement fait une étude sérieuse et obtenu d’autres aides. Elle aidera plus facilement les entreprises qui s’unissent pour un projet.

Francis CABAUD (Conseil régional Languedoc Roussillon)  rappelle que le Conseil Régional soutient la filière viticole par le biais de différentes approches : démarches territoriales de valorisation du vignoble, recherches et expérimentation pour adapter la production au marché (cépages, œnologie), développement de la marque Sud de France, soutien direct aux entreprises (Feader). Des dispositifs spécifiques ont été mis en place  pour l’exportation, en particulier pour inciter les entreprises à se regrouper en apportant les aides nécessaires au démarrage (subvenir au « fond de roulement »).  Par contre, il n’y a pas d’aides possibles pour la promotion et la prospection.

Durant le débat qui a suivi dans l’assistance et des questions posées , Philippe MALLARONI apporte quelques conseils aux entreprises qui souhaitent solliciter une aide. Avant de poser la question : « A quoi ai-je droit ? », réfléchir pour pouvoir répondre  aux questions : « Qui êtes-vous ? », « Quel est votre projet, votre plan d’action ? », « Quels sont vos moyens ? ». L’entreprise doit faire son diagnostic, son « Business Plan » avant de se lancer dans un projet.

Bernard DEVIC insiste de son côté sur le rôle des interprofessions et des structures régionales dans le soutien aux entreprises vitivinicoles. Il garde espoir que bientôt la fédération des acteurs en jeu se mette en place.

Par ailleurs, Bernard DEVIC mentionne une ouverture nouvelle du vrac à l’exportation. Par exemple les Chinois, d’ici 3 à 5 ans vont vouloir faire leur propre mise en bouteille, et c’est l’exportation du vrac qui va se développer. De plus, l’exportation en bouteilles est coûteuse et peu écologique.