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Lionel HARMEL (directeur marketing  Groupe ADVINI) note une augmentation progressive de ses volumes à l’internationalisation, ce qui est prometteur pour la région Languedoc Rousillon à laquelle il appartient. Il souligne l’importance de la formation de commerciaux « pour s’armer pour la conquête des marchés ».

Le groupe ADVINI a éclaté son organisation pour placer des personnes dans les pays d’exportation. La connaissance du marché de chaque pays est primordiale. En particulier, trois personnes ont été nommées en Chine où la progression des ventes est continue, malgré les difficultés spécifiques à ce pays. Ce pays demande du haut de gamme, alors que la Russie reste encore sur une gamme plus basique. Les vendeurs ont un rôle d’éducateurs pour orienter et former les consommateurs de ces pays.

Bernard DEVIC rappelle que la consommation de vin va encore baisser en France et que la pérennité ne peut passer que par l’export.

Paul BORIES-AZEAU (viticulteur et président des Vignerons de la Méditerranée)  pense qu’il faut créer en Europe une marque forte pour concurrencer les autres pays.

Pour Jean-Marc LE MEHAUTE (courtier), les petits producteurs doivent nécessairement passer par des intermédiaires pour exporter. Bernard Devic appuie cette idée en rappelant que  la politique du « small is beautiful » encouragée il y a quelque temps, n’a plus cours aujourd’hui et qu’il faut des entreprises puissantes pour aborder ce marché à l’exportation qui est relativement nouveau. 

Concernant le vin « Bio », la demande progresse, mais d’après Jean-Marc LE MEHAUTE , ce type de culture demande une grande compétence et seul 10% des viticulteurs arrivent à finaliser leur conversion.

Bernard DEVIC lance le débat autour de la valeur ajoutée à apporter à nos vins en France qui est insuffisante d’après lui dans notre région du Languedoc Roussillon. Pour lui la clé de la valeur ajoutée n’est pas dans les vins d’appellation, mais plutôt dans les vins IGP ou les vins de cépages.

En France on a dépensé trop d’argent pour la restructuration et la requalification du vignoble. La nouvelle PAC va donner de nouvelles règles et pour conquérir le marché à l’exportation il va falloir adapter nos vins à la demande. Les interprofessions sont indispensables, en particulier pour faciliter la conquête de notoriété.